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Réfugiés syriens: quels États les accueillent?


Par Atlasocio.com | Publié le 21/09/2015 • Mis à jour le 19/07/2016

 

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 Carte de l'accueil des réfugiés syriens dans le monde, juillet 2016.

A SAVOIR: Selon le HCR, derrière la Syrie et ses 4 millions de réfugiés en 2015, viennent l'Afghanistan (2,7 millions), la Somalie (1,1 million), le Soudan (670.000), le Soudan du Sud (509.000), la République démocratique du Congo (493.000), Myanmar (Birmanie) (480.000) et l'Iraq (426.000). Les réfugiés palestiniens (5 millions) sont comptabilisés par l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

Ces derniers mois, les combats en Syrie se sont intensifiés et étendus dans presque toutes les régions du pays, provoquant une vague sans précédent de réfugiés aux portes de l'Europe. Une situation dramatique qui ne peut être comprise sans prendre connaissance des conditions de vie des réfugiés au sein des centres d'accueil des Etats voisins, totalement submergés.

Où sont principalement accueillis les réfugiés syriens ?

Depuis mars 2011, le conflit syrien a déjà fait plus de 220.000 victimes et 12,8 millions de personnes sont en attente d'une aide humanitaire. En outre, plus d'un habitant sur deux est actuellement déplacé en Syrie. Le 4 juillet 2016, le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a comptabilisé 4.819.828 réfugiés syriens. 95% d'entre eux sont répartis dans seulement cinq pays du Moyen-Orient:

▶ 2.733.044 en Turquie (pour une capacité de 250.000 places en fin d'année 2015), soit plus que tout autre pays au monde. Cependant, la Turquie ne considère pas les syriens accueillis comme des « réfugiés », ce qui explique l’absence du HCR dans ce pays, dont la situation est gérée par l’IFAD, une association turque ;
▶ 1.033.513 au Liban (contre plus de 1,2 million en été 2015), soit environ une personne sur cinq dans le pays ;
▶ 657.433 en Jordanie, un chiffre qui représente environ 10% de la population, sans compter les réfugiés palestiniens déjà présents sur son sol ;
▶ 249.395 en Iraq (principalement en zone kurde), où 3 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays au cours des 18 derniers mois ;
▶ 117.168 en Égypte, contre 132.375 en juillet 2015.

Un chiffre officiel de 4,8 millions de réfugiés syriens qui est certainement sous-estimé, comme le souligne le chercheur Fabrice Balanche: «une enquête de l’Université Saint-Joseph à Beyrouth estime que 20% des réfugiés syriens ne sont pas enregistrés»[1]. Ainsi, alors que le Liban compte officiellement entre 1 et 1,2 million de réfugiés en septembre 2015, le nombre réel avoisinerait plutôt 1,5 million.

Une réinstallation à l’étranger plus que nécessaire

Amnesty international, dans un communiqué du 3 février 2016, déclare que «seuls 61% du montant de l'appel de fonds lancé par l'ONU pour répondre aux besoins humanitaires des réfugiés syriens avaient été obtenus à la fin de l’année 2015.»[2]. Concrètement, poursuit l'ONG, «les réfugiés syriens les plus vulnérables au Liban ne reçoivent que 21,60$ par mois soit 0,70 cents par jour pour l'aide alimentaire, ce qui est bien en-dessous du seuil de pauvreté fixé par l’ONU à 1,90$». En Jordanie la situation n'est guère meilleure où 86% des réfugiés syriens vivent en dessous du seuil de pauvreté local. La saturation du Liban et de la Jordanie s’explique également par le fait qu’ils accueillent déjà de nombreux réfugiés palestiniens, dont le nombre est estimé à 5 millions, répartis dans 58 camps officiels.

Réfugiés palestiniens par État ou territoire
Estimations UNRWA au 1er janvier 2015

État ou territoire Camps officiels Nombre de réfugiés enregistrés
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Jordanie 10 2.117.361
Bande de Gaza (Palestine) 8 1.276.929
Cisjordanie (Palestine) 19 774.167
Syrie 9 528.616
Liban 12 452.669
TOTAL 58 5.149.742
Les 8 camps gérés par l'UNRWA dans la Bande de Gaza accueillent 560.964 réfugiés palestiniens (1.276.929 enregistrés au total), pour une population de 1.816.379
Les 19 camps gérés par l'UNRWA en Cisjordanie accueillent 228.560 réfugiés palestiniens (774.167 enregistrés au total), pour une population de 2.345.107
La Syrie a en réalité 12 camps de réfugiés, mais 3 d'entre eux ne sont pas officiels (Yarmouk, Latakia et Ein Al-Tal avec respectivement 148.500, 10.000 et 6.000 réfugiés).

Selon le HCR, 400.000 réfugiés syriens dans les cinq principaux pays hôtes – soit 10% – ont besoin d'être réinstallés de toute urgence. A la mi-septembre 2015, 104.410 places d'accueil ont été offertes au niveau mondial, ce qui ne représente que 2,6% de la population totale des réfugiés syriens au Liban, en Jordanie, en Iraq, en Égypte et en Turquie.

Une véritable bataille médiatique, celle des chiffres

Certains pays à hauts revenus tels que le Japon, Singapour, Israël ou bien encore la Corée du Sud ont clairement refusé d'offrir l'hospitalité aux réfugiés. Il est cependant très difficile d’établir un recensement fiable des réfugiés syriens à travers le monde. D’abord les promesses politiques ne sont pas forcément suivies d’effets (Cf. ci-après les cas du Maroc, du Venezuela ou de l'Australie). Ensuite, les chiffres déclarés par les États respectifs sont souvent bien supérieurs à ceux émis par le HCR. Deux raisons à cela: une diplomatique, où refuser d’accueillir des civils fuyant la guerre ne donne évidemment pas une bonne image et «gonfler» les chiffres permet de se prémunir de toute critique éventuelle ; une juridique, car les critères du HCR relatifs au statut de «réfugié» ne sont pas forcément les mêmes que ceux retenus par chacun des États, d’autant plus que certains ne sont pas signataires des conventions internationales qui définissent le statut de réfugié. Si on ajoute à cela les organes de presse proches du pouvoir (qui vont parfois jusqu’à multiplier par deux ou trois le nombre de réfugiés déclarés), ainsi que les organisations d’opposition (qui eux diminuent considérablement les chiffres des ministères concernés), un décompte objectif des réfugiés syriens devient quasiment mission impossible.


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 Pour rappel: carte de l'accueil des réfugiés syriens dans le monde en septembre 2015.

L'exemple des monarchies du Golfe

Une autre guerre fait rage du côté des monarchies du Golfe, médiatique cette fois. L'Arabie saoudite, le Qatar, Oman, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït ne sont pas signataires des conventions internationales qui définissent le statut de réfugié. Le discours tenu par les responsables politiques et médiatiques des monarchies du Golfe afin de répondre aux critiques témoigne en outre d’une indifférence à peine masquée. Un journaliste koweïtien a ainsi expliqué à la télévision «que son pays ne pouvait accueillir des réfugiés en raison de leur pauvreté, ces derniers étant de plus jugés inaptes à s'intégrer dans l'Emirat en raison de leurs problèmes psychologiques et nerveux»[3]. Certains officiels et universitaires de la région défendent le fait que les monarchies financent de nombreuses actions humanitaires en faveur des réfugiés. Certes, mais lorsque l'Union européenne (UE) verse 3,35 milliards d'euros et les États-Unis 1,1 milliard de dollars d'aide humanitaire dans le cadre de la crise syrienne, le Koweït engage 304 millions de dollars et l'Arabie saoudite, pays de loin le plus riche et le plus puissant de la région, seulement 18 millions.

Depuis, alors que la crise des migrants dégénère aux frontières de l’Europe, et en réponse à ces accusations, les États du Golfe ont déclaré avoir assoupli leurs lois relatives à l'entrée sur leurs territoires ou à l’obtention d’un titre de séjour afin d’accueillir un nombre important de ressortissants syriens. Ainsi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé que l'Arabie saoudite a accueilli environ 2,5 millions de Syriens depuis le début de la crise dans ce pays en 2011 et que 100.000 étudiants syriens sont inscrits dans les écoles publiques[4]. Du côté des Émirats arabes unis, le gouvernement a déclaré avoir fourni des permis de séjour à plus de 100.000 syriens qui sont entrés dans le pays depuis 2011 et que plus de 242.000 ressortissants syriens vivent actuellement dans le pays[5]. Cependant, la socio-démographe Françoise De Bel-air souligne dans un rapport publié en 2015 que «les rares données disponibles sur les ressortissants syriens dans chaque pays du Golfe ne sont pas suffisamment détaillées pour permettre de mesurer avec précision la taille et de la structure des flux de ressortissants syriens à destination des pays du Golfe comme un effet direct du conflit. La déclaration faite par l'Arabie saoudite est, en particulier, impossible à vérifier en raison du manque de données»[6].

Aussi, les chiffres revendiqués par les monarchies du Golfe (420.000 pour l’Arabie saoudite, 242.000 pour les Émirats arabes unis, 155.000 pour le Koweït) ne peuvent être pris en compte dans le recensement des réfugiés syriens à l’étranger. Pour ces trois pays, les seuls rapports disponibles font uniquement état de rapprochements familiaux: les travailleurs syriens déjà présents sur leurs territoires avant la guerre civile ont obtenu la possibilité de faire venir femmes et enfants. En revanche, aucun visa n’a été délivré à l’attention de réfugiés syriens dans la région, à l’exception du Qatar qui en a accueilli seulement 42 en 2015 (à ne pas confondre avec les 40.000 travailleurs syriens déjà présents avant 2011). Le cas du Bahreïn est quant à lui singulier: l'opposition bahreïnie affirme que le gouvernement, en profitant des regroupements familiaux depuis 2012, a tenté de naturaliser des milliers de réfugiés syriens sunnites dans l’unique but de modifier l'équilibre démographique du Royaume. En effet, bien que minoritaires, les sunnites y détiennent les rênes du pouvoir avec l’appui militaire de Riyad.

Réfugiés syriens accueillis par régions du monde

Europe

Pour des raisons géographiques évidentes, l'Europe est en première ligne dans l'accueil des réfugiés syriens, dont les données statistiques disponibles sont à l'heure actuelle les plus fiables. Selon Frontex, l’agence européenne chargée des frontières extérieures de l’espace Schengen, 500.000 hommes, femmes et enfants ont été dénombrés aux frontières de l’Union européenne (UE) depuis le début de l’année 2015, contre 280.000 en 2014. Depuis le 1er janvier 2015, l'arrivée des réfugiés et migrants pèse principalement sur la Grèce (250.365 personnes accueillies) et l’Italie (121.000). Deux autres pays de l’UE sont également très sollicités, il s’agit de l’Allemagne et de la Suède qui rassemblaient en fin 2015 64% des demandes d’asiles. Proportionnellement, la Suède tient de loin la première place pour l'accueil des réfugiés, 110.579 personnes sont déjà accueillies depuis le début du conflit en 2011.

Le cas de la Russie est plus ambigu. Dans un premier temps, Moscou a déclaré ne pas se sentir concerné par les réfugiés syriens, submergé par 1,2 million d'ukrainiens russophones suite à la crise ukrainienne en fin 2013. Depuis le début du conflit syrien, la Russie semble être un pays de transit. En 2015, le Service fédéral migratoire russe (FMS) estime que sur les 7 162 Syriens arrivés en Russie, 7.103 ont quitté le pays. Et, toujours selon le FMS, 12.000 syriens sont arrivés en Russie depuis 2011, 2.000 d'entre eux ont obtenu l'asile temporaire dans le pays (1.000 pour la seule année 2015), 2.666 le permis de séjour temporaire, 2.029 le permis de séjour permanent et 5.000 autres attendent une décision judiciaire. Konstantine Romodanovski, chef du FMS, a déclaré en janvier 2016 que 7.000 Syriens vivaient actuellement dans le pays. Mais la plupart de ceux désirant rester en Russie sont des Tcherkesses et des Tchétchènes de nationalité russe qui ont fui la Syrie pour se réfugier dans leur région d'origine au Caucase Nord, principalement en Kabardino-Balkarie. On peut donc estimer entre 4.000 et 5.000 le nombre de réfugiés syriens en Russie[7].

Réfugiés syriens ayant obtenu le droit d'asile en Europe
Mai 2016

Rang État Réfugiés syriens enregistrés
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  Allemagne 354.038
  Serbie et Kosovo 313.656
  Suède 110.579
  Hongrie 72.505
  Autriche 39.786
  Pays-Bas 32.070
  Danemark 19.545
  Bulgarie 17.810
  Belgique 16.049
  Norvège 14.048
  Suisse 13.028
  France 12.142
  Grèce 12.138
  Royaume-Uni 9.649
  Espagne 8.861
  Russie 4.500
  Chypre 3.527
  Montenegro 2.976
  Italie 2.825
  Roumanie 2.582
  Macédoine 2.171
  Finlande 1.661
  Malte 1.352
  Luxembourg 886
  Pologne 784
  Croatie 421
  République Tchèque 397
  Slovénie 348
  Portugal 206
  Irlande 193
  Albanie 190
  Bosnie-Herzegovine 106
  Lettonie 103
  Slovaquie 64
  Islande 61
  Estonie 42
  Lituanie 39
  Liechsteinstein 6
Estimation non confirmée par le UNHCR.
A noter: Ne pas confondre le nombre de droits d'asile obtenus avec le nombre total de réfugiés accueillis.
Source: "EUROPE: Syrian Asylum Applications. From Apr 2011 to May 2016", Syria Regional Refugee Response, UNHCR.

Maghreb

Bien que peu médiatisé, l'accueil des réfugiés syriens au Maghreb remonte au tout début de la guerre civile en 2011. Ainsi, selon des chiffres révélés par le ministère algérien de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, environ 24.000 réfugiés syriens étaient accueillis en Algérie en septembre 2015. Le 20 juin 2016, le représentant du HCR en Algérie Hamdi Bukhari a souligné la présence dans le pays de plus de 40.000 Syriens, tout en rappelant la difficulté à distinguer migrants et réfugiés[8]. Ce nombre, relativement élevé, peut s'expliquer par les liens historiques et l’absence d’un visa de circulation entre les deux États: c'est à Damas que l'émir Abd el-Kader, premier résistant à la colonisation française, ainsi que 12.000 Algériens trouvent refuge en 1855. Les autorités algériennes ont même cherché à faciliter la scolarisation des enfants réfugiés, un processus d'accueil inexistant dans les autres pays d'Afrique du Nord.

Arrivés au Maroc pour la plupart de manière clandestine depuis la Turquie ou via l’Algérie, le ministre chargé des Affaires de la migration marocain déclare avoir accordé un titre de séjour à près de 5.000 Syriens en 2014. Mais, sur la même période, seuls 700 d’entre eux ont été reconnus réfugiés par le HCR, 1.400 depuis 2011. Par la suite, les autorités marocaines ont demandé au HCR de stopper l’enregistrement des Syriens, promettant qu'un «statut spécial leur sera accordé». Plus de deux ans après le flou juridique demeure et les 3.058 ressortissants syriens n’ont toujours pas de statut précis, eux qui représentent 67% des personnes sous mandat du HCR au Maroc[9]. De ce fait, bien qu'enregistrés auprès du HCR, les Syriens en terre marocaine ne peuvent pas bénéficier d’une carte de séjour leur donnant le droit d’accéder aux services de santé et d’éducation, ainsi qu'au marché du travail.

En mai 2015, 611 réfugiés syriens sont comptabilisés par le HCR en Tunisie. Mais, d'après les résultats d'une étude réalisée par Sigma Conseil, le nombre de réfugiés syriens en Tunisie varierait entre 9.000 et 12.000 personnes[10]. Pour ce qui concerne la Libye, 90.000 Syriens étaient résidents-travailleurs avant 2011. Les côtes du pays regorgent de passeurs, prêts à embarquer les Syriens à prix d'or vers les côtes italiennes. De peur des représailles, les réfugiés se tiennent à l'écart des centres gérés par les organisations caritatives, préférant se loger chez des amis. Aucun décompte fiable ne peut être avancé.

Amérique du Sud

L'Uruguay a été le premier État d'Amérique du Sud à avoir mis en place un plan d'accueil des réfugiés syriens (120 en 2015). Mais d'autres pays de l'Amérique latine se mobilisent également comme le Brésil qui accueille déjà 2.000 syriens depuis 2013 et a émis 7.000 visas en février 2016 à l'attention des réfugiés syriens. L'Argentine n'est pas en reste avec plus de 300 familles de réfugiés syriens en août 2013, et 3.000 places offertes en 2016. Le président du Venezuela Nicolas Maduro a déclaré en septembre 2015 vouloir recevoir 20.000 réfugiés syriens, une promesse non suivie d'effet en juillet 2016. La création d'un «visa humanitaire» pour les Syriens a été proposée par le Pérou, la Colombie (10 réfugiés en décembre 2015 mais partis depuis), la Bolivie et l'Équateur[11].

Amérique du Nord

Le Canada déclare avoir réinstallé 28 876 réfugiés syriens entre le 4 novembre 2015 et le 10 juillet 2016[12], un engagement qui est censé se poursuivre tout au long de l'année 2016. Les États-Unis ont accueilli environ 8.055 réfugiés/ressortissants syriens. Un processus d'accueil qui a été lent à se mettre en place: ils étaient 15 en 2011, 31 en 2012, 36 en 2013, 208 en 2014, 2.089 en 2015 et 5.676 en 2016[13]. Le président Barack Obama avait annoncé vouloir accueillir au moins 10.000 réfugiés syriens pour l’année 2016.

Asie et Océanie

Lors de l'Assemblée générale des Nations Unies de l'an dernier, le premier ministre de la Malaisie a déclaré offrir l'hospitalité à 3.000 réfugiés syriens au cours des trois prochaines années[14]. Le pays a reçu 11 Syriens en décembre 2015, puis 68 autres en début 2016.

Très critiquée pour sa politique face aux réfugiés d'Asie du Sud-est, l'Australie avait finalement accepté en septembre 2015 d’accueillir 12.000 réfugiés syriens et irakiens. Cependant, seuls 26 ont effectivement été accueillis en février 2016. La Nouvelle-Zélande participe au programme des réfugiés des Nations unies et a un quota de 750 réfugiés par an, dont 83 places pour ceux en provenance de Syrie en 2014. Le Labour Party et le Green Party néo-zélandais ont déclaré accepter entre 750 et 1.000 réfugiés syriens pour l'année 2016[15].


Notes et références

  1. [1] «Crise des migrants: ces millions de réfugiés syriens répartis à travers le Moyen-Orient que l’Europe peine à distinguer derrière l’image de ceux qui traversent la Méditerranée», Atlantico.fr, le 05/09/2015
  2. [2] «La crise des réfugiés syriens en quelques chiffres», Amnesty.fr, le 03/02/2016
  3. [3] Akram Belkaïd, «Réfugiés du Levant, ingénuité occidentale et égoïstes du Golfe», Oumma.com, le 10/09/2015
  4. [4] «2.5m Syrians hosted by KSA since uprising», Arabnews.com, le 12/09/2015, consulté 17/07/2016
  5. [5] «UAE home to 242,000 Syrians», Khaleejtimes.com, le 10/09/2015, consulté le 17/07/2016
  6. [6] «A Note on Syrian refugees in the Gulf: attempting to assess Data and policies», Gulf Labour Markets and Migration, by European University Institute and Gulf Research Center, 2015.
  7. [7] Cf. «Russie: les défenseurs des droits de l'Homme protestent contre la déportation des réfugiés syriens», AFP, le 25.02.2016 ; Pierre Avril, «Les Syriens circassiens rêvent d'une nouvelle vie», Le Figaro, le 02/11/2012
  8. [8] 2.200 Syriens installés en Algérie étaient officiellement assistés par le HCR en janvier 2015 (http://www.unhcr.org/fr/dza.html). Voir également: «Environ 24 000 réfugiés syriens accueillis en Algérie, selon la ministre Mounia Meslem», Huffpostmaghreb.com, le 09/09/2015 ; «Traitement des migrants. L'hommage du HCR à l'Algérie », Lexpressiondz.com, le 21/06/2016
  9. [9] Cf. «Maroc: 16 000 régularisations de sans-papiers en 2014», Le Monde, le 23/01/2015 ; Benjamin Bousquet, «Crise migratoire: le Maroc veut régulariser 500 réfugiés syriens», Telquel.ma, le 11/09/2015 ; Salaheddine Lemaizi, «Droit d’asile: Que faire des réfugiés Syriens?», Leseco.ma, le 30/06/2016
  10. [10] Cf. «La majorité des réfugiés en Tunisie sont des syriens», Directinfo.webmanagercenter.com, le 29/05/2015 ; «Enquête Sigma Conseil: Les conditions de vie des réfugiés syriens et libyens en Tunisie», Businessnews.com.tn, le 15/08/2015
  11. [11] Cf. pour l’Amérique latine : Rafael Mathus Ruiz, «Se comprometió el Gobierno a recibir 3000 refugiados de Siria», La Nacion, le 11 juin 2016 ; «Uruguayan resettlement scheme offers Syrian refugees a lifeline», Theguardian.com, le 27/08/2014 ; «Speech by Minister Mauro Vieira on the occasion of the Supporting Syria and the Region Conference», itamaraty.gov.br, le 04/02/2016 ; unhcr.org/fr/col.html
  12. [12] http://www.cic.gc.ca/english/refugees/welcome/milestones.asp
  13. [13] US State Department Refugee Processing Centre, 21 July 2016. Les chiffres en question concernent les syriens de confession musulmane sunnite.
  14. [14] «Malaysia accepts 68 Syrian refugees», Dailymail.co.uk, le 28/05/2016
  15. [15] Cf. pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande : Nicole Hasham, «Canada has rescued 800 times more Syrian refugees than Australia, figures show», The Sydney Morning Herald, le 17/02/2016 ; «NZ to take in hundreds more refugees», nzherald.co.nz, le 07/09/2015

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